28
juin
2009
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SoliDays 2009

Au départ j’étais pas chaud… Puis le temps passant, je me suis fait à l’idée (comme d’hab). Puis encore, la vie n’étant fait que de « puis»  pas toujours très profonds, la date approchant, j’ai commencé à appréhender.

Finalement, pourquoi est-ce que j’y suis allé ? Flashback.

Me voilà donc embarqué dans une expérience auquel je ne souhaite plus vraiment participer, par manque de motivation, appréhension, manque d’intérêt… mais bon, ce n’est pas comme si on ne s’était pas engagé auprès d’un organisme officiel…

Le matin du premier jour, il pleut. Qui a dit que j’étais démotivé ? Enfin debout, je commence à chercher les restes de mon costume, probablement éparpillés quelquepart dans ma chambre. Objet de la recherche : Un « shorty»  écru, un pantalon vert acide, et une feuille de vigne en mousse. Autant dire qu’il s’agit d’objets assez peu communs et donc retrouvables bien plus facilement.

Ouais… sauf qu’on parle de ma chambre là… au bout d’une heure de recherches, je n’ai réussi à retrouver que mon « shorty» , qui lui était rangé proprement dans mon armoire (évènement suffisament rare pour que l’on puisse se permettre de le noter…). Résultat des courses :

[photos chambre bordel]

Le pantalon et la feuille de vigne n’étaient finalement pas dans ma chambre, puisqu’avec le reste du décor stocké par nos chères fées du vagin.

Le matin du premier jour, j’ai déjà accumulé une heure de stress inutile. Ce qui m’a d’ailleurs mis en retard. Haha ! Mais quel début de programme engageant pour un week-end passionnant !

Le trajet lui, se déroule dans encombre. Suivant les indications pratiques, je décide de passer par la ligne 10, station Boulogne Jean-Jaures, puisqu’elle n’est situé qu’à 500m du lieu du festival.

Donc ça aussi c’est une blague :

Sachant qu’un homme lancé dans une marche à vitesse de croisière atteint la vitesse moyenne de 6 km/h, soit 6000 mêtres en une heure, alors notre sujet (moi), est censé parcourir 500 m en 1/12 heure, soit 5 minutes.

C’est donc pas loin de 30 minutes de marche plus tard que j’atteins enfin l’entrée technique, pour enfin rentrer sur le lieu du festival, et me retaper 10 minutes de marche en sens inverse mais de l’autre côté du grillage.

Le tout avec une petite heure de retard. Zen.

Je vous passe tous les détails de mise en place, d’adaptation de la pièce aux dimensions de la scène, de l’intégration d’interactivité avec le public… Je n’ai jamais été aussi heureux d’insister pour que notre metteur en scène nous accompagne, parce que sans elle, ç’aurait été affreux.

Les premiers préparatifs terminés, nous sommes donc aller manger un brin avant la première représentation « blanche»  histoire de se caler complètement avec le son et le décor. Le premier public ayant l’air enthousiaste et la saynette se déroulant sans (trop d’) accrocs, l’humeur est revue à la hausse et je m’apprête à vivre l’après-midi un peu mieux que la matinée.

Pause d’une heure : quartier libre ! Je me dirige donc tout à fait par hasard (ou pas) sur un stand Guitar Hero qui se trouvais juste à côté du nôtre ! La vie est bien faite… Et en plus il y a un concours ?  « Killing in the name»  en mode moyen Oo ? Mais je n’hésite pas une seconde ! Une performance honorable de 224 000 points vient saluer ma prestation et me propulse en tête du classement de la journée. Mais il est temps de retourner jouer les Adam/Sida. Je délaisse donc la guitare : je serai recontacté si je suis qualifié.

Et la première journée se termine calmement, sur deux nouvelles représentations, le concert de « Debout sur le Zinc» , et quelques SAF en l’agréable compagnie de Leslie et Potemkin.

Je quitte donc le lieu du festival, privilégiant cette fois la navette qui m’emmène au métro 1, direction chez ma poule !

Arrivé à Nation à 20h25, je reçoit un SMS d’un numéro inconnu, qui me dit :

« Vous avez été sélectionné pour la finale Guitar Hero Xbox. Présentez-vous à une hotesse sur le stand pour 20h30″

ha…haha….HAHAHA !!….haha…

Fuck…

Tant pis pour moi.

Le lendemain matin, je suis rôdé. Mon sac est léger, mon parcours fixé. J’arrive en navette, marche 5 minutes jusqu’à l’entrée technique, grimpe dans un petit train qui me pose sur le stand de la région île-de-france comme une fleur. Que demande le peuple ? De la crême solaire !

La deuxième journée se passe à peu prêt normalement. Les représentations se déroule proprement, dont une devant Jean Paul-Huchon. L’ambiance est sereine au sein de la troupe. Je me réinscris au concours de GH (il y a quand même une Xbox 30 et un Bundle complet de GH en jeu…) et améliore mon score de 2000 points (un quasi sans-faute). Sauf que ce coup-ci, une autre personne m’a détroné de 3000 points… Fuck, tant pis pour moi…

Entre temps, la troupe a répondu à une interview pour les ApprentiScène 2009, et j’ai répondu à une interview pour le stand Guitar Hero… les dur aléas de la vie de star en fin de compte… (attention, ceci est de la vantardise gratuite, pure et simple)

La journée se termine une nouvelle fois (si si, faites bien attention, ça arrive tous les soirs). Potemkin et moi quittons le festival direction « La Bodega»  histoire de boire un verre avec des amis. On enchaîne sur un Japonais (je parle évidemment d’un restaurant), puis sur une brève soirée musicale chez l’ami Potemkin (qui devait juste se doucher…). Finalement, on a fini ça chez Eric, devant SSBB jusqu’à 5h30 du matin.

Debout 9h30… dur. Et ce flemmard de Potemkin qui ronfle encore sur le clic-clac. Espèce de spectateur va…

Rangement des affaires et filage à toute allure pour tenter de profiter du saut à l’elastique avant que les autres festivaliers y aient accès. Arrivée sur le site, blahblahblah…

Alors le saut à l’elastique, je pense n’y être allé que pour une seule raison. Parceque Nanie avait encore plus peur que moi et qu’elle voulait être accompagnée pour pouvoir sauter en tandem. Bon, l’autre raison, c’est que je voulais essayer aussi, mais seul je n’aurais pas pu. C’est beau de faire le fier quand on est au sol. Mais debout dans une nacelle sans rambarde, les orteils dans le vide, suspendus à 200 mêtres de haut (ou peut-être juste 50 en vérité, je vous avouerai que j’ai du mal avec les estimations de hauteurs…^^’…), c’est autre chose.

C’est le moment où on se dit que finalement, c’est pas forcément le moment d’apprendre à voler. Ou alors vite, parceque sinon, la chute va être fichtrement douloureuse… Puis l’accompagnateur commence le décompte.

3,

2,

1,

Je crois que pour la première fois de ma vie « d’adulte» , j’ai réellement eu peur. En tout cas, la première fois de ma vie où je ressens une telle émotion que j’éprouve un besoin naturel de l’expulser par le moyen le plus primaire et le plus trivial qui me soit donné : le cri.

Je ne suis pas du genre à savoir exprimer mes émotions de façon physique. En fait, je semble souvent « inerte» , dans des situations qui demanderaient une réaction intense, tout simplement parceque je ne sais pas comment réagir. Et là, pour la première fois  (si on oublie mes cauchemars de gamin), j’ai su tout de suite quelle conduite adopter. Je n’ai probablement jamais exprimé un sentiment avec autant de précision et de naturel. Et rien que pour ça, cette expérience a été unique et le restera probablement pendant très très longtemps.

Puis les représentations se sont de nouveau enchaînées sous un soleil assomant et dans une chaleur sèche crevante. Mais il s’agissait des deux meilleures :) ! Je n’ai jamais pris autant de plaisir à rassembler le public avec mes partenaires de jeu (de théatre, bande de cochons). C’est quand même éclatant d’aller se balader devant le stand en interpelant les gens ci et là avec un micro, en se passant « la balle»  d’un acteur à l’autre ^^… Et puis finalement, un public de festivalier est tellement différent d’un public de théatreux (sans animosité aucune attention). Ca bouge, ça réagit, ça vit… C’est probablement comme ça que notre saynette était la plus à même d’être jouée en fin de compte.

Puis à 18h, je rejoins Potemkin avec qui nous allons assister à la final du « Slam Café» . Bon, moi je ne suis pas trop Slam… au départ, c’était surtout parceque Leslie y participait. Et puis finalement, j’ai pris mon pied… D’abord parce que (si si, il faut le dire) le slam de Leslie était franchement touchant, mais parceque les autres concurrents/intervenants étaient également énormes dans l’ensemble. Et puis Leslie a remporté la final quoi, merde ! C’est pas la classe ça ? J’en ai presque pleuré de joie pour elle, mais elle s’est suffisament bien débrouillé toute seule ;)

Là-dessus, j’ai récupéré mon harnachement et mon costume, direction chez moi, où je vous résume brièvement ce week-end…

Bilan des courses : je suis épuisé, rincé, brûlé par le soleil, présent avec la troupe de « Mario Bosse»  sur la fête de l’huma les 13 et 14 septembre 2009, agacé qu’on m’ai forcé la main mais serein tout de même, pas victorieux une seule fois sur 3 jours de concours Guitar Hero, heureux dans l’ensemble en fin de compte…

J’ai été pris de deux fortes envie d’écrire étant sur place, que je n’ai hélas pas pu coucher sur le papier ou sur un ordinateur. Toutefois, j’ai l’intention de me replonger dans mes souvenirs et de repondre pour bientôt un petit quelque chose. Tenez-vous au courant… ;) .

Ecrit par Archonium dans : Non-sens |
24
juin
2009
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Prendre son temps

Depuis mon année « mi-sabbatique» , je me trouve confronté à un problème récurrent : le manque de temps.

En effet, quand on n’a rien à faire de ses journées, et bien on trouve le moyen de les remplir. Parfois avec des activités intelligentes, parfois avec d’autres nettement plus banales, triviales et pas foncièrement utiles… Ainsi, j’ai partagé mon temps entre la lecture, les jeux vidéos, les sorties (à base de jeu vidéo), l’ouverture d’un blog, l’ASCA, les activités manuelles diverses (dessin, gravure sur bois au couteau, pyrogravure, jardinage, cuisine), la musique, et les missions en intérim chez Well.

Puis est arrivé la rentrée, avec un désir croissant de reprendre une « vraie»  activité. L’école par exemple. Bon, de toute façon, il était prévu que je reprenne mes études. C’est donc avec une entreprise en poche que je me suis pointé début septembre, pour reprendre mon BTS Communication et Industries Graphiques (CIG) en alternance à Gobelins. Et là… ma conception du temps s’est trouvée un peu bousculée.

Un diplôme en alternance  implique plusieurs choses.

Tout d’abord, l’absence de vacances scolaires. Un apprenti bénéficie, comme tout salarié, de 5 semaines de congés annuels. Pour ma part,  ayant des horaires « allégés»  je n’ai même pas de RTT. Autant dire que cette histoire d’horaires allégés est une vaste farce. En gros, plutôt que de finir ma journée à 17h30, je suis censé la finir à 17h11 (quelquechose dans ce goût là). Ben ouais, sauf que je bosse dans un métier où de toute façon, il est « impossible»  de partir avant 17h30 sans que ça engendre des retards.

Comprenez bien que quand un client décide de vous envoyer ses corrections avant de quitter le boulot, et qu’il veut que ce soit fait pour le lendemain matin première heure, c’est en général à lui qu’on donne raison. Donc en gros, il faut s’adapter aux horaires des autres. Ceux qui ont des RTTs. Donc je me fais baiser.

Bref, je n’ai pas vraiment le droit de m’en plaindre dans la mesure où je touche un salaire plus qu’honorable. Enfin bon, là n’est pas le sujet.

Avoir une école et une entreprise donc, ça implique des déplacements quotidiens en transports. Pour ma part, quand je suis à l’école, j’en mange un peu plus de 3h par jour, contre un peu plus de 2h par jour quand je suis en entreprise.

Ajoutez à ça le fait qu’être à l’école, en BTS qui plus est, engendre une grosse quantité de travail personnel (rapport d’activité, projets, révisions pour certains, devoirs maison…). Et je les case où moi mes activités personnelles ?

Bon, ça c’était le début d’année, depuis je me suis réhabitué au rythme. J’ai « laissé tombé»  les activités qui me bouffait du temps inutilement, pour axer mes priorités sur le boulot, les études et la canne d’arme. Il n’empêche que… manque de temps. J’en finis par dormir moins chez moi pour le faire à l’école (eh oui, c’est gain de temps substantiel !).

Sauf que là bah… j’étais crevé. Je n’avais pas envie de me taper de la physique et des maths alors que je maîtrise déjà le programme, surtout quand ça implique de se lever à 6h30. donc je suis resté couché, et j’ai dormi. Je me suis levé sereinement, par moi-même, reposé. Je prends le temps d’écrire cet article pour dire que… je peux prendre mon temps. Je vais probablement aller prendre un bain avec un bon bouquin. Puis je vais descendre jouer un peu avec le chien dans le jardin, ça fait des mois que je n’en n’ai pas eu l’occasion/l’envie. Puis je m’exercerai un peu à la canne dans le jardin, pour réussir à corriger ce défaut de « coup en jambe téléphoné» . Puis je reprendrai une douche (c’est vrai quoi…), je préparerai mes affaires et j’irai te rejoindre, parce que je veux t’accorder de mon temps.

Et parce que pour une fois, je l’ai ce temps.

Ecrit par Archonium dans : Non classé | Tags : , , ,
18
juin
2009
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Une bouffée de fraîcheur

Les transports réservent décidément bien des surprises… c’est en quittant la scéance de « Piano Forest»  que je me suis dirigé tout naturellement vers le RER qui devait me ramener chez moi, pas encore enfermé dans ma bulle.

Du moins pas tout à fait.

En tout cas, pas suffisamment pour que ne s’insinue pas quelques notes de musiques au travers de mes oreillettes. Un peu de guitare, une voix… Par curiosité, je coupe le son et m’approche, pour tomber littéralement sous le charme. Le genre de musique qui vous ramasse à fleur de peau, et qui vous câline en douceur. Une nouvelle bulle, mais à l’air libre celle-ci, et percée d’un trou unique. Une ouverture par laquelle seule s’insinuait la mélodie, à peine effleurée par les perturbations inhérentes aux quais de châtelet.

Une fin de morceau hélas. Et mon RER arrive…

Oh et puis… qui est-ce que ça intéresse ?

Elle reprends son jeu alors que le train repart dans mon dos. Je m’ouvre tout doucement, projette de lui prendre un album, juste parce que… parce que j’ai envie. Ce n’est pas vraiment un achat compulsif. Du moins, ce n’est pas une envie de dépenser des sous, juste une envie d’emporter un peu de sa musique avec moi.

C’est chose faite. Me voilà entre Paris et Ecouen, CD dans les oreilles, à nouveau enfermé dans ma bulle. Et en fond sonore, Anne Legras interprète « Luka» , de S. Vega.

Alors que j’ouvrai son album, une phrase imprimée sur la jaquette attire mon regard…

« A tout ceux qui laissent passer les trains pour un peu de musique en plus…» 

Ecrit par Archonium dans : Sentiments | Tags : , , , , , ,
18
juin
2009
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Frustration

Comment ne pas ressentir de colère ou de frustration face à une attitude aussi bornée qu’une âne qui refuserait d’avancer ? Comment ne pas s’énerver face à l’incompréhension récurrente ? Pourquoi garder son calme et pourquoi insister alors que la colère est là, prête à éclater, libératrice, purificatrice, éclatante de vérité ?

Car finalement, un homme en colère est un puits d’honnêteté. Peut-être même plus qu’un homme bourré (affirmation à vérifier toutefois). Evidemment, je parle aussi de vous mesdames.

Quoi de mieux qu’une colère non-contenue pour laisser éclater son coeur et l’ouvrir à la vue de tout ? Je dis bien tout : interlocuteur ciblé, interlocuteurs involontaires, faune, flore alentour, constructions quelconques. Une putain de salve de vérité qu’on s’arracherait du fond des tripes pour l’offrir à qui en veut, ou n’en veut pas d’ailleurs. Une colère de cerveau droit, de celle qui ne cherche pas à raisonner pour un oui ou pour un non. On se fout de ce qui blesse, on se fout du ridicule, on se fout de l’incohérence, on se fout du regard de l’autre, des autres, et on se contente de déblatérer à qui mieux mieux le poids de sa hargne, décuplé par la frustration du politiquement correct qui nous avais poussé à tout garder au fond de nous.

Oubliée la petite colère distillée, édulcorée, saupoudrée d’hypocrisie à saturation et fourrée à la bonne pâte. Place à la vérité vraie, celle que j’ai vraiment en tête et que je peux te coller dans la tronche à grand renfort de cris et de gesticulations !

Un pulsion destructrice, qui peut vite être aussi douloureuse que la violence physique. Peut-être même plus en ce fait qu’il n’existe pas de baume pour l’esprit, hormis le temps et le recul. Un pulsion à laquelle je refuse de céder toutefois.

Transformer sa rage en quelque chose d’utile. Ecriture, musique, dialogue. Mais surtout, se vider et n’en conserver aucune trace, sans quoi c’est un coup à se laisser ronger et à tomber dans l’excès inverse.

C’est une énergie bien plus simple à cumuler qu’à évacuer en fait.

Finalement, être en colère, c’est déjà franchement énervant en soit…

18
juin
2009
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Idôlatrines

Trop bon, trop con ? Probable. Certain même dans la plupart des cas. Mais est-ce vraiment de la connerie, au fond, de vouloir chercher le bien-être des gens autour de nous ? De vouloir faire un tant soi peu attention à ne pas faire de mal, volontairement ou pas.

« Pourquoi tu fais ça ?» 

Mais parce que j’en ai envie bordel ! Est-ce que c’est si dur que ça de comprendre qu’il n’y a rien à comprendre ?

« Je ne comprends pas» 

Est-ce que c’est si dur de se contenter d’accepter dans un premier temps, et de ne comprendre que plus tard ? Je le fais parce que j’en ai BESOIN ! Parce que j’aime apporter du réconfort quand je le peux. Parce que je souhaite aussi être pardonnable. Parce que je veux qu’on puisse compter sur moi. Pour ma conscience oui, mais aussi pour moi.

Et surtout pour les autres.

« Mais pourquoi tu te soucie des autres ?» 

Est-ce qu’on en est arrivé à un tel point que le moindre accès de gentillesse paraisse déplacé ? Que la moindre touche de respect, où ne serait-ce que de galanterie soit accueillie comme un cadeau sans égal ?

Est-il seulement possible d’être soi-même sans être surestimé pour des valeurs censées communes ? Trop tard, je suis devenu un idéal et je n’ai plus le droit de décevoir.

Pourquoi ? Parce qu’on s’attend à ce qu’un connard fasse un faute. Mais on ne s’attend pas à ce qu’une idôle puisse seulement avoir l’idée de se tromper.

Alors j’essaye tant bien que mal de réparer mes fautes, quand j’aurai pu tout simplement tourner la page et passer à autre chose. J’essaye de ne pas laisser derrière moi que le desespoir, et la prise de conscience que foutre non, la perfection n’existe pas, sauf peut-être dans les rêves de chacun.

Qu’est-ce que j’y gagne ? La satisfaction d’avoir pu donner, redonner, redonner encore le sourire, un brun de joie même fugace auquel se raccrocher quand ça ne va pas.

En contrepartie, je ramasse l’amertume, le scepticisme, les moqueries, les railleries et autres claques dans la tronche que je serais bien en mal de nommer. Des claques de frustration pures.

Juste un sentiment de rejet qui balance à chacun de mes sens l’information suivante : je ne veux pas de ton aide.

Je préfère retourner à mes anciens démons.

Je n’ai pas vraiment d’ami finalement.

La vie était comme je l’avais imaginé : c’est une tartine de merde dont on bouffe un morceau chaque jour.

Ton monde est illusoire. Il n’y a que toi qui puisse y pénétrer et y inviter d’autre gens. Je ne veux plus que tu sois mon guide.

Passeur devant l’éternel, je continue alors de jouer mon rôle de courant d’air, m’arrêtant parfois, tourbillonnant, virevoltant d’une étape à l’autre, en chariant derrière moi mes bouffées de fraîcheur et les distribuant à qui en veut bien. J’interpelle de temps à autre. J’attire des regards, furtifs parfois. Je déçois souvent. Il y a bien une justice finalement. Une espèce de foutue putain de justice qui dit un truc du genre : « Même si vous n’êtes pas tous égaux dans l’adversité, tout le monde mangera sa part de merde. Gros, minces, laids, attirants, avec ou sans lunettes, intelligents, cons à crever, escrocs, bandits, malins, espiègles, paradeurs, arrogants, égoïstes, altruistes, armés de bonnes ou de mauvaises intentions, vous aurez tous droit à votre part de bonheur, mais surtout à votre putain de part d’événements négatifs. Personne n’est à l’abri de ça. Pas même toi cher hôte» 

Va te faire foutre putain de conscience…

Ecrit par Archonium dans : Non-sens, Sentiments | Tags : ,
16
juin
2009
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Un nouveau départ…

Pendant les premiers mois qui on suivit la création de mon dernier blog, j’ai eu la possibilité d’y écrire ce que je souhaitais, sans vraiment craindre les regards, le ridicule, ou les jugements quelconques. Ces derniers temps toutefois, j’ai été contraint plus ou moins malgré moi, à l’auto-censure.

Je n’en exposerai pas plus les raisons. Il faut finalement garder certaines choses par devers soi, jusqu’à prescription.

Il arrive qu’il n’y ait jamais prescription.

Bref, affranchi de blogger, je décide désormais de voler de mes propres ailes.

Enfin de mon propre nom de domaine quoi…

Ouais bon arrêtez, je suis ‘achement fier de moi en vrai, c’est pas forcément évident d’installer Wordpress chez un hébergeur :x

Si ?

Bon…

Ecrit par Archonium dans : Non classé | Tags :

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