28
juil
2009
0

Réalité ou fiction ?

C’est un fait, je n’aime pas les gens. Du moins, 80% de ceux que je croise chaque jour dans les transports en commun. Et 99% des gosses (aujourd’hui j’ai voyagé avec une gamine d’approximativement 4 ans qui est restée immobile et silencieuse sur son siège de Ecouen à Paris. Elle n’était même pas morte !). A tel point que quand je me retrouve dans un wagon peuplé, vivant, j’ai énormément de mal à faire autre chose qu’à m’enfermer dans une bulle de son, quitte parfois à ce que ça dérange les gens qui m’entourent (et pourtant, je déteste ça).

Par contre, une fois passé 22h, mon point de vue change radicalement. Je passe de l’agoraphobie légère à la paranoïa. Plutôt que de m’enfermer totalement dans ma bulle, je reste perméable à tout évènement « non-habituel»  qui pourrait se dérouler. En fait je passe clairement en mode « Otaku qui se prends pour un Supa-Hero» . Concrètement, je me tiens prêt à venir en aide à quiconque en aurait besoin, moi compris. Et dans ces cas, mes délires m’amènent généralement sur des terrains ou dans mon imagination, je poutre cinq mecs en même temps, parcequ’ils sous-estiment ma capacité à manier le bâton les bougres.

En fait, je me souviens de cerains moments de déprime avancée dans lesquels je me trouvais certains vendredis, en sortant du badminton. A peine quitté le gymnase, musique dans les oreilles, je n’avais qu’un souhait. Sur les dix minutes qui me séparaient du retour chez moi, j’aurais voulu plus d’une fois que des gens viennent m’emmerder. Pas une mamie qui demande l’heure hein. Juste un connard qui me parle avec un peu de mépris sous prétexte qu’il est avec ses potes, ou alors des mecs qui m’annoncent clairement qu’ils en veulent à mes biens ou à moi-même. Toute excuse était bonne à prendre pour que je puisse enfin extérioriser tout ce que je n’avais pas pu évacuer pendant les matchs. Je cherchais la bagarre en somme.

N’ayant jamais eu affaire à ce genre de situation finalement, je ne saurai jamais si j’aurai été capable de réagir comme je le souhaitais de toute façon. Aurai-je vraiment été capable de me battre alors que je ne sais pas le faire ? Est-ce que, dans le feu de l’action, je n’aurai pas tout simplement regretté toutes les vilaines pensées que je venais d’avoir, pour partir en courant ?

Toujours est-il que désormais je garde des traces de cet état quand je ne me sens pas en sécurité. Et il est clair que quand je prends le train pour Epinay/Villetaneuse à 23h, je ne me sens pas plus en sécurité que ça…

Alors : bête féroce ou gentil minou ?

Ecrit par Archonium dans : Non-sens, Sentiments |
27
juil
2009
0

Smells like Jazzy spirit

Il en va des goûts et des couleurs comme de ce nuage que je ne vois pas passer dans le ciel, parcequ’à cette heure-ci il fait tout noir.  Du coup je suis incapable de faire le lien entre les deux. Dommage hein ?

Et puis de toute façon, il doit faire beau, sinon je verrai les nuages éclairés par le superbe éclairage urbain francilien, plutôt que les trois pauvres étoiles qui essayent de briller à qui mieux mieux dans cette espèce d’ersatz de ciel orangé.

Toujours est-il qu’en ce moment, niveau goût musicaux, je rentre dans une nouvelle phase. Le Jazz. Bon évidemment, comme je n’y connait rien, il est fort probable que je raconte là un tissu de connerie en définissant certains morceaux comme étant du Jazz, mais on s’en tape, c’est l’intention qui compte.

Je suis donc retombé sur quelques perles que je me suis mis à écouter en boucle : la bande-originale de « Darker Than Black»  entre autre, de Yoko Kanno.

Puis, tout récemment, on m’a fait découvrir le groupe Akphaezya (à vos souhaits), qui arrive à mélanger avec brio musique et rythme Jazzy et Métal… euh… je n’ose pas dire Goth parceque c’est trop pêchu, donc disons Symphonique ? Je veux bien un avis sur la question. Bref, le tout accompagné d’une voix féminine que j’apprécie énormément, tantôt claire, tantôt growlante (c’est rigolo ce mot), tantôt enfantine/sorcière/dérangeante. Vous voyez Bellatrix Lestrange ? Vous y êtes.

On est clairement dans une ambiance digne de certains films de Tim Burton. Musicalement parlant, les compositions laissent beaucoup de place au piano et à la guitare basse (et/ou contrebasse ? Pas sûr non plus), ce qui n’est pas non plus pour me déplaire. Et en plus ils sont Orléanais. Bon évidemment, ça manque un peu d’objectivité, mais en terme de goût musicaux, comment l’être ?

Dans la famille « Madeleine de Proust» , ça m’a fait à peu prêt le même effet que lorsque j’ai découvert Nightwish :

« Tiens, c’est bizarre le métal avec des violons et une voix de chanteuse d’opéra. Mais en fait c’est vachement bien.» 

Et comment parler jazz et bande originale d’anime sans évoquer Cowboy Bebop ? Un énorme merci à Potemkin, grace à qui je suis en train de regarder un des animes qui devrait figurer à une place de choix dans mon top 5. Encore une fois, la bande originale est composée par Yoko Kanno (bon, en même temps, si vous allez regarder sa discographie, vous vous rendrez compte qu’à l’instar de Kenji Kawai, elle est un peu partout cette nana…) et est parfaitement adaptée à l’univers space opéra de l’anime. Bref, à regarder/écouter au moins une fois avant de mourir. Ce serait vraiment trop bête autrement non ?

Dans la même « fournée» , je me suis mis à écouter au boulot une compilation de Nu Jazz (disons un mélange de jazz moderne et de musique électronique), nommée « St Germain des Prés Café»  (9 albums, mais quasiment que du bon). C’est définitif, j’accroche de plus en plus…

Il s’agit du genre d’évènement (nouvel intérêt musical) qui me permettent de remarquer que ma vie évolue finalement et que mes goûts ne restent finalement pas figés. Pas qu’ils soient particulièrement figés en temps normal cela-dit. Mais quand il s’agit de musique, cela signifie que l’on parle d’un gros changement. Un nouveau palier quoi. Level up. Impossible d’expliquer pourquoi, ni comment ça se passe. Ca se passe : point.

Passage à l’âge adulte ? Moui… non, faut pas déconner non plus. On reparlera de ça quand j’aurai 80 piges…

26
juil
2009
0

A, comme…

Déterrage d’une chaine vieille comme le monde parceque… parce que j’ai envie, et pis c’est tout.

A is for age : 22
B is for booze of choice : Je n’aime pas l’alcool, mais parmi les boissons alcoolisées, je préfère l’hypocras blanc.
C is for career : Apprenti opérateur P.A.O. Je n’aime pas me qualifier de « graphiste» …
D is for your last dentist appointment : Une dizaine d’année.
E is for essential items you use everyday : Mon iPod (où n’importe quelle espèce d’outil qui m’approvisionnera en musique)
F is for favorite song at the moment : Momma Sed (Tandimonium mix), du groupe Puscifer.
G is for favorite games : Guitar Hero, Super Smash Bros Brawl, Pokémon
H is for hometown : Paris ou Ecouen ?
I is for instruments you play : Guitare, Basse, Djembe, Didgeridoo, le tout à un niveau global d’amateur éclairé.
J is for Jam flavor on your PBJ : Mûre ou Fraise.
K is for kids you last saw : Un gosse qui a tenté de me filer son ballon à Decathlon…
L is for last kiss : Cet après-midi.
M is for fondest memory : Euh…
N is for name of your crush : Maud.
O is for overnight hospital stays : Jamais.
P is for phobias : Les araignées, les grandes hauteurs, me retrouver dans l’incapacité de pratiquer le moindre sport à vie.
Q is for favorite Quote : Carpe diem.
R is for biggest regrets : Ne pas être capable de m’envoler.
S is for status : En couple.
T is for time you wake up : entre 9h et 10h en passant des nuits normales.
U is for underwear type : les Boxers.
V is for vegetable you love : Les cocos plats, les épinards en branche, la laitue, la mache.
W is for worst habit : Faire sans cesse des quantités de détours, dans mes actions, mes pensées, ou mes modes d’expression.
X is for x-rays you’ve had : Les dents uniquement.
Y is for yummy food you make : Les cookies en tout genre.
Z is for last Zoo visited : Incapable de m’en souvenir. C’était en colo, en Auvergne.

Ecrit par Archonium dans : Non classé |
07
juil
2009
0

Se perdre

Se perdre pour mieux se retrouver.

Pendant assez longtemps, cette expression m’est restée complètement étrangère. Et puis le temps passe, et que je le veuille ou non, je gagne en maturité. Je vis des trucs, qui me font apprendre des choses au travers de machins (entre autres…).

Au final, tout deviens clair. Ou presque.

L’expression peut, tout d’abord, s’appliquer à deux personnes. Ils se sont perdus de vue pour mieux se retrouver ensuite. Ils se sont manqués, donc les retrouvailles sont joyeuses, blah, blah, blah.

Mais alors tout seul ? Par exemple moi quand je me perds, c’est en général pour mieux me retrouver à mon point de départ. J’ai au moins cet avantage, quand je suis perdu, de toujours pouvoir retrouver l’endroit dont je suis parti. Bon, si j’arrive à atteindre la destination souhaité, ma logique veut en général que là par contre, je sois incapable de retrouver le chemin du retour… Et là, en m’écartant à moitié du sujet de départ, je suis en train de vous/me perdre… haha.

Je trouve assez agréable maintenant, d’aller me « perdre»  dans des lieux ou des activités que (par définition), je ne connais pas encore, par pur esprit de découverte, de curiosité, et peut-être même d’aventure (soyons fous)… le propre des découvreurs ? Qui a dit « sérendipité»  ?

Il est également possible de se perdre dans d’autres plans que celui du physique. Dans ses pensées, par exemple. Il n’y a qu’à regarder ma façon de m’exprimer : je parle d’un truc, ce qui m’amène à une chose, puis à une autre, donc à une quatrième (ça aide à comprendre) et de fil en aiguille, je ne sais même plus de quoi je parlais.

Se perdre, pour mieux se perdre juste, à dessein. Pour pouvoir s’évader, oublier. Parmi la foule à contre-sens, avançant à contre-courant, j’évite les gens, écoute mes sens, et cours contre le flot humain qui semble ne rien vouloir faire d’autre que d’aller contre moi. Et pourtant, grain de poussière soulevé par un courant d’air, feu-follet égaré dans la foule, goutte de pluie fuyant la terre pour remonter dans son berceau, je brave les quatre éléments et continue mon chemin, esquivant, virevoltant. Me perdant  pour laisser parler la pensée pure, intuitive, la magie du cerveau droit contre la lourdeur du cerveau gauche. L’instantané face au traitement de fond. La photo face au film. La mort face à la vie.

Se perdre dans ses pensées… c’est à la fois un moyen d’évasion et de remise en question. Mais souvent, il arrive que l’on en ressorte lessivé et pas plus avancé que ça. Alors on est obligé de s’y perdre à nouveau si l’on veut pouvoir s’y retrouver…

Ecrit par Archonium dans : Non-sens, Sentiments | Tags : ,

Propulsé par WordPress | Thème Aeros | TheBuckmaker.com WordPress Themes | Traduction WordPress tuto