30
août
2009
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Pression

Ca y’est, c’est reparti. Demain matin, c’est la rentrée et je retourner à l’école après deux mois en temps plein à La Poste. Ce qui est certain, c’est que je n’ai pas la moindre envie de retourner à l’école. Il n’y a strictement rien pour me motiver à y retourner. En bon associal, mes camarades de classe ne me manquent pas. En bon moi, l’idée de reprendre les cours me gonfle.

Je vous dessine la journée de demain :

Arrivé à l’école, je vais probablement aller me chercher un chocolat à la machine à café, puis aller m’isoler devant la salle de cours en attendant l’heure. Comme je ne suis pas le seul à fonctionner ainsi, je vais donc très vite me retrouvé accompagné d’autres personnes. Et comme les gens en question ont peur du silence, ils vont vouloir discuter de ces deux derniers mois… Et comme je suis trop con, je vais enlever mes putains d’écouteurs, lever le nez de mon bouquin et leur répondre.

Ayant fait mon retour dans la sociabilité, je vais passer le reste de ma journée à discuter avec des gens que je n’ai pas plus envie que ça de revoir…

Il faut impérativement que je me fasse tatouer « Do NOT fucking disturb»  sur le front…

Enfin bref. Pour demain, au programme de ma folle journée, maths, physiques, puis un après-midi complet d’informatique. Le tout après une nuit sans trop de sommeil, et donc très probablement de looongs moments en cours… à dormir ?

Tout ça pour dire que finalement, j’ai la pression. Je n’aime pas ça. Je vis ça comme une espèce de tare physique, d’incapacité à gérer le stress… Comme une faiblesse en fait. Où est passé le jeune ado détendu et patient qui faisait ma fierté ? Il n’est peut-être pas possible de conserver la même personnalité à vie…

Ecrit par Archonium dans : Non classé |
21
août
2009
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Y a des p’tits noirs qui meurent de faim

Attention, texte à fort caractère dépressif et calimérotesque.

Ca sent l’hiver, ça sent le printemps… Je vous ai déjà pas mal barbé avec tout ce bordel, je ne m’étendrai pas plus longtemps sur ce que ça signifie pour moi. Il n’empêche que cette année, je n’ai pas senti l’été.
Plusieurs raisons à ça selon moi.

Tout d’abord, j’ai tendance à moins percevoir les odeurs de l’été. Mis à part quelques unes particulièrement marquantes, comme par exemple celle du goudron qui fond sous l’effet de la chaleur, ou celle, massive, de la crème solaire sur la plage. J’ai une bonne image de l’été hein ? C’est pour ça que je n’aime pas cette saison !
Toujours-est-il que je n’ai pas non plus vraiment eu accès aux « sensations»  inhérentes à l’été quand on a mon âge : l’ennui à force de glander, la chaleur accablante, le déphasage dans le temps…

Mon été s’est plutôt bien balisé, avec 3 semaines de vacances réparties sur 5 semaines de temps, des vacances « occupées»  avec notamment un voyage d’une semaine en Écosse et une semaine passée à Orléans… mais aussi le boulot, les dossiers, les horaires fixes… Pour résumer : je n’ai pas vraiment eu le temps de me faire chier.
Et comme j’ai passé pas mal de temps au boulot, j’ai plus ou moins réussi à esquiver les rares vagues de chaleur qui sont passé sur la capitale. Un été sans chaleur et sans ennui ? Pas que je me plaigne, mais… il est où mon été ?

Et donc dans 12 jours, je reprends les cours. Un 31 août. J’ai quitté l’école début juillet pour la réintégrer fin août… What the fuck xD ?
M’enfin…

Il est temps de faire un petit bilan de mon année je crois… plutôt montant à l’arrivée, même si ça a été pas mal mouvementé en chemin. Il est toujours aussi désagréable d’aller à l’école pour perdre du temps. Désormais ça va l’être encore plus, vu l’ambiance qui va régner en cours et dans les couloirs, plus la charge de travail personnel qui va nous être demandée. Là pour le coup, j’aimerai vraiment pouvoir convertir certaines de mes heures de cours en heures de « projet/rapport» . Je devrais pouvoir négocier avec quelques profs ^^…

Niveau boulot : Pas grand chose à dire. Je ne suis pas mécontent d’aller bosser, mais les restrictions budgétaires et les nouvelles embauches ont clairement diminué la quantité de dossiers… Pas que je me plaigne de glander un peu au taff mais si en fait. D’autant que je n’ai jamais la conscience vraiment tranquille quand je ne fout rien en entreprise… m’enfin au moins on a la clim…

Niveau sport : zéro. L’année a démarré au ralenti à cause de ma charge de secrétaire, pour ensuite se stopper nette à cause de ma stupidité, pour vaguement reprendre vers la fin… J’ai envie de redire, comme l’année dernière, que cette année, je participe à toutes les compétitions possibles, que je vais me tuer à la tâche pour progresser tout ça…
Je préfère ne pas m’avancer là… Je compte maintenir ma forme, mais je ne sais pas encore si je pourrai m’investir autant que je l’aimerai.

Niveau musique : j’ai progressé à la guitare, notamment sur mes accords… la dernière fois que j’ai pris une basse en main, je me suis fait une méchante ampoule sur le doigt, donc inutile de parler de progression : elle est inexistante.

Niveau coeur : Pas particulièrement satisfait de ce qui s’est passé au cours de l’année, mais très largement satisfait de ma situation actuelle.

Niveau globale : Je me demande ce que je fous ici. Dans ma vie j’entends. J’ai rarement autant vécu ma vie au jour le jour, et je trouve ça déstabilisant. J’ai beau avoir un emploi du temps relativement fixe en journée, à partir de 17h30, c’est freestyle. Je suis un peu paumé. Ca fait plus d’un an que je prévois de déménager pour m’installer chez « moi» . Alors c’est parti sur une colloc à deux, puis plus les sous. Puis recolloc à deux mais plus les sous. Puis emménagement tout seul, mais pas trouvé, qui finalement s’est changé en prévision de colloc à cinq, puis seul à nouveau et enfin à trois… autant de retournements de veste qui amènent à la situation : je vis toujours chez papa/maman. Pourtant j’ai déjà coupé les ponts avec la maison de mes parents. Il y a deux ans. Il y a deux putain d’années que je vis de nouveau « temporairement»  chez mes parents. Le résultat, c’est que j’y passe en moyenne 3 à 4 nuits par semaine, pour environ autant de repas…
Là dans ma tête, je n’habite nulle part.

Je n’ai plus la motivation que j’avais en début d’année pour finir mon BTS, et encore moins pour aller en Licence pro ensuite. Ca me gonfle profondément de savoir que j’ai autant de capacités que la plupart de mes profs et toute modestie mise à part, plus de sens pédagogique.
Il me manque clairement l’expérience. Mais ce n’est hélas pas mon BTS, ni même une éventuelle Licence qui vont m’aider à enseigner la P.A.O. à des élèves. Ca me gonfle de continuer tout ça par simple nécessité de remplir son C.V. pour s’ouvrir des possibilités encore plus gonflantes derrière.

Parce que soyons clair, la fabrication, le management et la gestion d’entreprise, je n’en ai strictement rien à battre. Quelle proportion d’infographiste sait précisément ce qu’il advient du fichier qu’il a réalisé une fois qu’il a envoyé son PDF HD ou son assemblage ? Combien savent faire un schéma d’imposition ? Combien même, savent seulement ce qu’est l’imposition ?
Ca, c’est pour le BTS. Et la Licence Pro ? Si je reste honnête avec moi-même (ce qui est plutôt rare, j’en conviens), je sais que je n’ai aucune foutue envie d’avoir la moindre responsabilité. Je ne suis pas à l’aise en tant que leader. Je n’aime pas que les choix repose sur moi, ni donner des ordres à des personnes qui sont probablement aussi, voire plus douées que moi. Je n’aime pas la paperasse, ni tout ce qui touche aux finances. Tout ce qui touche à l’organisation m’effraie et me déroute aussi sûrement que je n’ai jamais réussi à maintenir ma chambre rangée plus d’une semaine d’affilée.

Techniquement parlant, une Bac Pro permet à son détenteur de s’intégrer immédiatement dans le monde du travail. N’ayant pas eu le moindre cours de P.A.O. depuis approximativement deux ans, je suis parfaitement de cet avis. En terme de technique d’utilisation des logiciels de P.A.O., j’ai un niveau au moins équivalent à la plupart de mes collègues, qui ont déjà tous une dizaine d’année d’expérience. Bon, je n’ai pas l’expérience qui va avec et c’est un gros manque, mais l’expérience vient avec le temps. Et ça, je ne peux pas décider de le faire avancer plus vite.

J’aurai clairement pu sortir de mon Bac, me trouver une boîte, rouler ma bosse pendant 5-10 ans et revenir enseigner dans telle ou telle école. Simplement, les salaires ne sont pas les mêmes… et perdre 3 ans d’étude à cause de ça, ça me gonfle…

Tant qu’à faire des études, j’aurai pu faire de la lutherie, ou de la musique… m’enfin… J’ai déjà perdu un an de ma vie à passer mon Bac STI électronique alors qu’il ne me servira jamais, un autre à me demander si j’étais bel et bien prêt à reperdre du temps pour un diplôme qui cette fois-ci, au moins, me servirai à quelque chose… maintenant que j’ai commencé, je finis.

D’abord parce que sinon, ce seront deux années que j’aurais perdu et ensuite parce que c’est mal de ne pas finir son assiette…

Ecrit par Archonium dans : Sentiments |
21
août
2009
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Les enfants du vingtième siècle : dernier espoir.

17h45

Je regarde l’horloge de mon ordinateur. Il est l’heure de quitter le boulot. Mon collègue se lève. Nous quittons tout deux le studio, plus ou moins fébrile. Dans un peu plus d’une heure, nous serons assis au fin fond d’une salle obscure, cachée entre un souterrain miteux et le passage d’une rame de RER…

Le même sujet alimente tout le trajet, laissant filer le temps de la Porte d’Orléans aux Forum des Halles. La foule est dense à cette heure-ci, mais pour une fois, je n’ai pas la tête à pester.

18h30

Nos pas nous amènent sur le lieu de rendez-vous. Déjà sur place, se touvent plusieurs autres personnes venues dans le même objectif que nous, probablement. Je me souviens du jour où j’ai reçu ce mail, que j’ai ouvert, intrigué. L’offre qu’il contenait n’était refusable à aucune condition. Nous allions être nombreux sur l’affaire et seuls les plus rapides auraient leur part du gateau…

Je vais pointer et nous nous massons parmi nos semblables.

18h40

Un dernier check-up rapide m’indique que je ne suis pas entièrement équipé pour la mission à venir et que je risque de le regretter. Je corrige le tir.

18h48

L’attente s’achève enfin. Paré de mon ticket, de mon demi-litre de Nestea et de ma mid-cup de Kit-Kat Ball, je me laisse emporter vers la salle n°1, qui viens d’ouvrir ses portes. Des hôtes(ses) nous accueillent pour nous offrir affiche et DVD, puis nous nous dirigeons vers nos sièges. Plus qu’une vigntaine de minutes avant le début du chapitre 2 de 20th Century Boys !

19h05

Après un rapide discours/résumé de la part des organisateurs de l’avant première, le film démarre.

21h25

Un brouhaha empli toute la salle, visiblement positif. Les dernière images viennent de quitter l’écran et nous nous dirigeons toutes et tous vers la sortie, la plupart le sourire aux lèvres. Ce deuxième volet est au moins aussi bien que le précédent, voire bien mieux par certains moments. Toutefois, c’est à mon avis principalement dû au fait que ce passage de l’histoire est plus palpitant que le début. Kenji ayant disparu à la fin du premier chapitre, c’est Kanna qui endosse le rôle de personnage principal. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a bénéficié du charisme de son oncle ! Encore une fois, les acteurs ont été choisis à merveille et représentent parfaitement les personnages du manga, tant par leur physique et leur gestuelle, que par leur jeu et  l’émotion qu’ils laissent transparaître durant le film. J’ai vaguement été déçu par le jeu du premier travelo, mais c’est un détail sans énormément d’importance.

Par ailleurs, maintenant que l’intrigue est en place et que les choses s’accélèrent, il faut réussir à condenser pas mal d’actions (au sens premier du terme), en n’en supprimant que peu, sans quoi on perdrait le fil de l’histoire. Par conséquent, le film est parsemé de petites scènes très courtes (de l’ordre de la minute), et implique une concentration un peu plus élevée qu’à l’accoutumée. Mais bon, on n’est pas non plus dans le cas d’un LotR ou d’un Harry Potter : ce coup-ci, tout y est. Mais du coup, certaines scènes très prenantes ont tendances à s’achever trop rapidement et à laisser un arrière-goût relativement frustrant. C’est à peu prêt tout ce que j’ai à reprocher à ce film :) !

L’adaptation reste très fidèle au manga, la bande-son s’étoffe et devient franchement bonne. Le film se termine en 2017 (je vous laisse recoller les morceaux comme des grands pour ne rien vous spoiler).

Bonus d’avant-première ? Nous avons eu droit à la bande-annonce de l’épisode 3… Oh my fucking god, j’ai rarement été aussi impatient de voir un film. Le dernier volet promet d’être encore plus prenant que le second. Et connaissant l’histoire, je pense que ça ne peut se passer que de cette façon !

Pour rappel donc, 20th Century Boys : Last Hope sort en salle en France le 26 août 2009. Je ne sais pas encore si il sera diffusé dans plus de salles que le premier (5 salles en france dont 2 à Paris de mémoire ?), mais vous pourrez le retrouver à l‘UGC Orient-Express des Halles.

Sur ce je vais me coucher et faire tout plein de beaux rêves d’extermination de l’humanité.

Rideau.

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