23
déc
2009
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Les deux champs du fermier

« Ecoute, l’ami, l’histoire que je m’en vais te conter. Elle se déroule dans la trame du temps, sans cesse, sans relâche. Point ne pourrait interrompre sa course folle sans l’avoir dispensée de par les terres peuplées. Et point ne trouverai le repos avant d’en avoir vu la toute fin.

Par delà les montagnes, dans une lande perdue et ignorée de tous, se trouvait un village. Ses habitants avaient la particularité de cultiver les pensées et les sentiments, dont les champs s’étendaient à perte de vue. Il se trouve qu’il s’agissait là également de leur seul moyen de subsistance. Aussi, chacun subvenait-il à ses besoins, partageant le trop plein à loisir avec son entourage.
Or donc, dans ce village, vivait un jeune garçon possédant deux beaux champs. Étant mauvais gestionnaire et fort peu travailleur, il partageait trop ou trop peu. Ne voulant subir le labeur d’y faire attention, ne serait-ce qu’un peu, il dispensait à foison ses rires et ses boutades, gardant pour lui ses haines et ses regrets.

« Qu’importe aux autres mes malheurs ! répétait-il en riant à qui voulait l’entendre. Je ne veux voir que des sourires, pas des pleurs ! Et si pour autant vous m’offrez vos malheurs, alors je vous offrirai du réconfort en retour. Libre à vous nobles gens, mais je tiens à mon libre arbitre.» 

Ainsi, autour du jeune garçon se répandait joie et bonne humeur, tant et si bien qu’un beau jour, une jeune fille vint le trouver. Malgré son manque de confiance apparent, elle resplendissait d’une beauté silencieuse, terrée au fond d’elle même et pourtant tellement présente à la fois. D’une telle intensité que le garçon, à sa vue, se précipita à ses pieds et l’implora.

« Mon champ est votre, déclara-t-il. Prenez-y mon amour et ma confiance. Puisez-y sans souffrance aucune et n’y replantez que ce que vous désirez car je saurai vous apporter ce dont vous avez le plus besoin» .

Il en fut ainsi. Les deux enfants vécurent un long moment ainsi, cultivant ensemble ce terrain mutuel. Elle lui rendit son amour, et d’autre sentiments tout aussi forts. La confiance revint doucement envahir ses propres champs.
Lâs… les temps heureux ne peuvent être éternels. L’amour s’éteignit un jour dans le champ de la belle enfant, pour naître dans un autre.
Regrets, malheur, remords et rancune vinrent alors envahir l’ancien champ partagé, telle de la mauvaise herbe, ne laissant place à aucune autre. Le jeune garçon se vit alors contraint de tout arracher. Les bons sentiments comme les mauvais.

Il ne lui resta plus qu’un seul champ.

Désormais prudent, le jeune garçon devint un jeune homme et ne dispensa plus ses restes qu’avec parcimonie, conservant pour lui la majeure partie de ses maigres récoltes.
La légende raconte qu’il y a eu depuis lors, d’autre prétendantes, mais qu’il ne pouvait leur en offrir bien plus.
..

-Voilà tout ce que vous aviez à me dire ? Je trouve que votre histoire se finit fort mal messire.
- Que non point. La nouvelle que je d’apporte ne saurait qu’en réjouir plus d’un.
- Qu’en est-il donc ?
- Une nouvelle pousse a émergé du sol mon ami…» 

Ecrit par Archonium dans : Non-sens, Sentiments |
12
déc
2009
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Trance. Definitly.

Chassez le naturel, il revient au galop. C’est en écoutant de morceaux encore inconnus que je me rends compte à quel point je peux être amoureux de ce style musical qu’est la trance. Pourquoi ?

Je suppose que si il y a bien une chose qui n’a jamais changée dans ma nature profonde, c’est mon goût prononcé pour les choses du futur. Non content d’être un acheteur compulsif, apercevoir un objet quelconque ayant trait à une nouvelle technologie a une large tendance à signer l’arrêt de mort de mon compte en banque.

Il y a clairement et de façon importante, un sentiment de « futur»  présent dans beaucoup de style de musique électronique. Pas nécessairement dans des styles que j’appellerai vulgairement de la « musique de boîte» , qui reprennent généralement des sons empruntés à la musique courante et n’on d’électronique que la méthode d’exécution et la composition.

Dans la trance, ou même la techno ou l’eurodance par exemple, on a cette espèce de vision de futur idéaliste qui nous viens tout droit des années 80. Un espèce de mix entre l’univers de Blade Runner et le Floston Paradise du Fifth Element. Pas aussi avancé qu’un Star Wars. Je n’arrive pas à imaginer de musique électro dans Star Wars. Un univers futuriste contemporain quoi… Pas trop sombre, mais pas complètement rose non plus.

Vous comprendrez peut-être ce que je veux dire dans une cinquantaine d’année, si nous sommes encore là pour le voir :) .

Toujours est-il que pour ma part, la trance est la symbolisation pure et simple de ce futur dans lequel j’aimerai vivre et évoluer.

Ecrit par Archonium dans : Musique |
11
déc
2009
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D’humeur « pas d’humeur» 

Il y a des jours comme ça…

Une journée composée de trois heures d’anglais et quatre heures de projet informatique : c’est long. C’est une matinée de gâchée et un après-midi contre-productif. C’est une succession d’évènements pourris. C’est une fatigue cumulée depuis trop longtemps pour espérer la rattraper.

Puis de toute façon, je suis trop fatigué pour courir après.

Et pourtant, c’est souvent dans ces moments de fatigue intense, quand le corps seul ne tient plus éveillé, que l’on trouve la ressource d’en rire. De quoi ? De tout. Trop crevé pour stresser, détendu par défaut. La fatigue serait le plus efficace des anti-dépresseur ?

Non. Plutôt des anti-stress. Ca n’empêche en rien de déprimer, au contraire. Ceci-dit ça n’empêche en rien de se marrer non plus, au contraire (bis). En fait, quelqu’un de très fatigué atteindra souvent des états émotionnels que je qualifieraient « d’extrêmes» . Très heureux, très triste, très amoureux, très envie de dormir, très abruti, treize et un font quatorze…

La fatigue finalement, c’est comme l’alcool, mais sans la gueule de bois et l’haleine de chacal (encore que ce deuxième paramètre dépende pas mal du sujet et de l’heure de la journée à laquelle on l’étudie).

En tout cas, c’est crevé que j’écris ce torchon, sans trop savoir ou je veux en venir. Je finis donc mon verre et vous souhaite la bonne fin de soirée, que vous le méritiez ou non.

Ecrit par Archonium dans : Non-sens |
05
déc
2009
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Record du monde !

Pour la petite histoire, l’ASCA (Association Sportive de Canne d’Arme) organisait aujourd’hui un évènement consacré au Téléthon au gymnase Japy (Paris 11e).  Le postulat : réaliser un assaut ininterrompu de canne et double-canne (et bâton finalement) le plus long possible, afin d’attirer du public, donc des dons. Accessoirement, c’était un défi que nous nous étions lancé sur l’idée d’un collègue, mais ça c’est ma vie donc tout le monde s’en tape.

DONC ! Je vous laisse lire le petit mot du président.

Bon, j’ai l’honneur de vous annoncer, [...] que nous avons réalisé, avec deux équipes de cannistes (mixtes, enfants, adultes) + juges + arbitres, un assaut de 1 HEURE 51 minutes !!! Soit, certainement le plus long assaut par équipe jamais réalisé (en tout cas, je n’ai jamais trouvé une preuve contraire, à ce jour). Cette performance, a été validée par le Président de l’OMS Paris 11, Monsieur l’adjoint au Maire du 11ème était également présent, les membres du bureau de l’OMS…bref, c’est UN RECORD DU MONDE pour l’ASCA PARIS !!!!!!!!

C’est long, presque deux heures et il y a eu beaucoup de points marqués, environ 200 points par équipe d’ailleurs !!! Le public a mis un peu d’argent dans la caisse du Téléthon et nous espérons que cette participation aura un peu rapporté dans ce combat contre les maladies, en tout cas, je remercie chaleureusement tous les participants et participantes pour leur bonne humeur, leur sportivité et leur investissement !!

On est crevé, c’est certain !!! Mais c’était cool … !!! BRAVO BRAVO

Frédéric Morin

Nous passerons humblement sur la quantité extravagante de points d’exclamation venant ponctuer cette déclaration. Amen.

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