Il en va des goûts et des couleurs comme de ce nuage que je ne vois pas passer dans le ciel, parcequ’à cette heure-ci il fait tout noir. Du coup je suis incapable de faire le lien entre les deux. Dommage hein ?
Et puis de toute façon, il doit faire beau, sinon je verrai les nuages éclairés par le superbe éclairage urbain francilien, plutôt que les trois pauvres étoiles qui essayent de briller à qui mieux mieux dans cette espèce d’ersatz de ciel orangé.
Toujours est-il qu’en ce moment, niveau goût musicaux, je rentre dans une nouvelle phase. Le Jazz. Bon évidemment, comme je n’y connait rien, il est fort probable que je raconte là un tissu de connerie en définissant certains morceaux comme étant du Jazz, mais on s’en tape, c’est l’intention qui compte.
Je suis donc retombé sur quelques perles que je me suis mis à écouter en boucle : la bande-originale de « Darker Than Black» entre autre, de Yoko Kanno.
Puis, tout récemment, on m’a fait découvrir le groupe Akphaezya (à vos souhaits), qui arrive à mélanger avec brio musique et rythme Jazzy et Métal… euh… je n’ose pas dire Goth parceque c’est trop pêchu, donc disons Symphonique ? Je veux bien un avis sur la question. Bref, le tout accompagné d’une voix féminine que j’apprécie énormément, tantôt claire, tantôt growlante (c’est rigolo ce mot), tantôt enfantine/sorcière/dérangeante. Vous voyez Bellatrix Lestrange ? Vous y êtes.
On est clairement dans une ambiance digne de certains films de Tim Burton. Musicalement parlant, les compositions laissent beaucoup de place au piano et à la guitare basse (et/ou contrebasse ? Pas sûr non plus), ce qui n’est pas non plus pour me déplaire. Et en plus ils sont Orléanais. Bon évidemment, ça manque un peu d’objectivité, mais en terme de goût musicaux, comment l’être ?
Dans la famille « Madeleine de Proust» , ça m’a fait à peu prêt le même effet que lorsque j’ai découvert Nightwish :
« Tiens, c’est bizarre le métal avec des violons et une voix de chanteuse d’opéra. Mais en fait c’est vachement bien.»
Et comment parler jazz et bande originale d’anime sans évoquer Cowboy Bebop ? Un énorme merci à Potemkin, grace à qui je suis en train de regarder un des animes qui devrait figurer à une place de choix dans mon top 5. Encore une fois, la bande originale est composée par Yoko Kanno (bon, en même temps, si vous allez regarder sa discographie, vous vous rendrez compte qu’à l’instar de Kenji Kawai, elle est un peu partout cette nana…) et est parfaitement adaptée à l’univers space opéra de l’anime. Bref, à regarder/écouter au moins une fois avant de mourir. Ce serait vraiment trop bête autrement non ?
Dans la même « fournée» , je me suis mis à écouter au boulot une compilation de Nu Jazz (disons un mélange de jazz moderne et de musique électronique), nommée « St Germain des Prés Café» (9 albums, mais quasiment que du bon). C’est définitif, j’accroche de plus en plus…
Il s’agit du genre d’évènement (nouvel intérêt musical) qui me permettent de remarquer que ma vie évolue finalement et que mes goûts ne restent finalement pas figés. Pas qu’ils soient particulièrement figés en temps normal cela-dit. Mais quand il s’agit de musique, cela signifie que l’on parle d’un gros changement. Un nouveau palier quoi. Level up. Impossible d’expliquer pourquoi, ni comment ça se passe. Ca se passe : point.
Passage à l’âge adulte ? Moui… non, faut pas déconner non plus. On reparlera de ça quand j’aurai 80 piges…