DJ Nakamura
Vous en avez peut-être déjà entendu parler. Peut-être même l’avez-vous déjà vu à la télé. Il a fait son petit buzz et a réunit avans sa sortie, à peu prêt autant de détracteurs que de fans sur le devenir.
J’ai nommé : DJ Hero (je ne cautionne absolument pas le jeu de mot pourri qui sers de titre à cet article).
En bon fan de jeux musicaux en tout genre et en grand curieux musical (si j’ose dire), je me devait d’essayer ce jeu. Donc mettant de côté ma fièvre d’achat compulsif, je l’ai acheté.
Hein ?!…

Et comme j’ai craqué, j’ai trouvé dommage de ne pas en profiter ! Donc j’y ai joué (logique non ?).
DJ Hero est donc un jeu de rythme, basé plus ou moins sur le principe de Guitar Hero et édité par Activision également. Sauf qu’au lieu de jouer sur une guitare en plastique, vous mixez sur une platine en plastique. Et ça change TOUT ! Oui parce que faire des solos de guitare sur une platine, ‘té pa pottib’.
Trêve de plaisanteries, le jeu comporte donc un ensemble de 93 mixs exclusifs, réalisés à l’occasion de la sortie du jeu. On y retrouve un peu tous les styles de musiques parmi les plus courants (hip-hop, rap, electro, rock), sous différents aspects.
Pour citer un ou deux exemples, on retrouvera Hollaback Girl de Gwen Stefani, mixé avec Feel Good (Gorillaz), Last Night A DJ Saved My Life (InDeep) et Give it to me (Rick James).
La « manette» est composé d’une platine vinyle (factice) et d’un module comportant un Cross-Fader (factice), un bouton permettant de lancer l’euphorie (star-power pour les familiers de Guitar Hero) et un selecteur d’effets. On notera aussi les « boutons classiques» cachés dans un petit compatiment du module. N’ayant jamais vraiment été derrière des platines (sauf en colonie de vacances… mais c’est une autre histoire), je ne saurais vous dire si il s’agit de quelque chose de « réaliste» ou pas. Toujours est-il qu’il n’agit absolument pas (tout comme Guitar Hero d’ailleurs), d’un logiciel de simulation, mais d’arcade ! Le but du jeu est de pouvoir s’éclater tout de suite, en reproduisant quelques sensations que l’on pourrait éprouver si on décidai de s’y lancer pour de bon. Du moins j’imagine.
Bon, en tout cas ce qui est sur, c’est que c’est l’éclate totale. Le jeu se prend en main assez rapidement grâce aux deux tutoriels accessibles au début du jeu (parce que si il avait fallu débloquer les tuto, les concepteurs du jeu auraient perdu leur job… mais pourquoi je raconte de la merde ?).
Une fois maîtrisées les techniques de base et avancées, je me suis lancé dans le jeu, assez sûr de moi. Et bien autant dire que ce qui paraissait assez simple au premier regard s’avère relativement compliqué au final. Si le mode moyen reste largement abordable aux habitués des jeux musicaux, il s’y trouve quand même quelques premières difficultés non négligeables. En effet, la difficulté de ce jeu ne consiste pas à être particulièrement agile des doigts, ou d’avoir des réflexes surhumains. Il s’agit surtout d’être capable de coordination entre sa main gauche et sa main droite.
Par exemple, quand arrive un passage ou en moins de trois secondes, vous devez réaliser 3 cross fading, lancer l’euphorie et sélectionner un sample avec la main gauche, tout en appuyant tour à tour sur 3 boutons d’actions et en effectuant un scratch avec la main droite, la plupart d’entre nous auront tendance à s’emmêler les neurones.
D’autant que l’une des difficultés récurrentes du Cross-Fading, c’est d’être capable de remettre le bouton bien au centre dans le feu de l’action, sans l’éjecter complètement à droite ou à gauche. Alors en faisant quinze trucs en même temps…
Bref, pour n’évoquer que rapidement les techniques avancées, à partir du mode difficile, le scratch devient « directif» . C’est à dire que plutôt que de faire bêtement aller votre platine d’avant en arrière durant un phase de scratch, vous devrez respecter une séquence donnée, sur un rythme donné (avant, avant, avant-arrière-avant-arrière par exemple). Et bien il n’est pas si aisé que ça de scratcher vite et avec précision.
En terme de réalisme sonore, j’ai l’impression qu’en mode expert, la partition colle assez bien à ce qu’on est censé jouer. Evidemment, la platine manque un peu de boutons, mais dans l’idée, tout y est !
Côté défaut, le jeu manque cruellement d’un mode éditeur. En effet, avec la quantité de morceaux différents présents en jeu, il y a de quoi s’éclater assez franchement. Quand on voit ce qu’Activision a été capable de nous pondre pour Guitar Hero – World Tour, le constat est un peu décevant. Ceci-dit, GH-WT proposais de créer intégralement ses morceaux, alors qu’un éditeur de mix impliquerait d’en prendre des déjà existants. Question de droits ?
On reprochera aussi l’impossibilité de se créer son propre avatar DJ. Il est certes possible de sélectionner son DJ parmi 16 différents (j’ai débloqué les Dafts Punk, kyaaaaaa >.< !!), mais la personnalisation est définitivement un petit plus qui ajoute une dimension intéressante au jeu. Enfin, je ne sais pas trop si il s’agit d’un avantage ou d’un défaut, mais il n’existe pas de mode « carrière» . Il en ressort une grande liberté, mais qui peut-être rebutante pour certains joueurs, qui préfèreront être un peu plus cadrés dans leur progression.
En somme, il s’agit d’un jeu assez sympa, à la durée de vie assez importante (93 mixs différents O.o…), convenable pour les soirées gamers comme pour les soirées son (crééez vous un set et faites vous passer pour un faux DJ auprès de tous vos amis !). Le contenu musical est souvent intéressant, à défaut d’être tout le temps attrayant, mais c’est là un avis subjectif !
Et puisque j’ai envie de le noter, disons aller… 13/20