Au départ j’étais pas chaud… Puis le temps passant, je me suis fait à l’idée (comme d’hab). Puis encore, la vie n’étant fait que de « puis» pas toujours très profonds, la date approchant, j’ai commencé à appréhender.
Finalement, pourquoi est-ce que j’y suis allé ? Flashback.
Me voilà donc embarqué dans une expérience auquel je ne souhaite plus vraiment participer, par manque de motivation, appréhension, manque d’intérêt… mais bon, ce n’est pas comme si on ne s’était pas engagé auprès d’un organisme officiel…
Le matin du premier jour, il pleut. Qui a dit que j’étais démotivé ? Enfin debout, je commence à chercher les restes de mon costume, probablement éparpillés quelquepart dans ma chambre. Objet de la recherche : Un « shorty» écru, un pantalon vert acide, et une feuille de vigne en mousse. Autant dire qu’il s’agit d’objets assez peu communs et donc retrouvables bien plus facilement.
Ouais… sauf qu’on parle de ma chambre là… au bout d’une heure de recherches, je n’ai réussi à retrouver que mon « shorty» , qui lui était rangé proprement dans mon armoire (évènement suffisament rare pour que l’on puisse se permettre de le noter…). Résultat des courses :
[photos chambre bordel]
Le pantalon et la feuille de vigne n’étaient finalement pas dans ma chambre, puisqu’avec le reste du décor stocké par nos chères fées du vagin.
Le matin du premier jour, j’ai déjà accumulé une heure de stress inutile. Ce qui m’a d’ailleurs mis en retard. Haha ! Mais quel début de programme engageant pour un week-end passionnant !
Le trajet lui, se déroule dans encombre. Suivant les indications pratiques, je décide de passer par la ligne 10, station Boulogne Jean-Jaures, puisqu’elle n’est situé qu’à 500m du lieu du festival.
Donc ça aussi c’est une blague :
Sachant qu’un homme lancé dans une marche à vitesse de croisière atteint la vitesse moyenne de 6 km/h, soit 6000 mêtres en une heure, alors notre sujet (moi), est censé parcourir 500 m en 1/12 heure, soit 5 minutes.
C’est donc pas loin de 30 minutes de marche plus tard que j’atteins enfin l’entrée technique, pour enfin rentrer sur le lieu du festival, et me retaper 10 minutes de marche en sens inverse mais de l’autre côté du grillage.
Le tout avec une petite heure de retard. Zen.
Je vous passe tous les détails de mise en place, d’adaptation de la pièce aux dimensions de la scène, de l’intégration d’interactivité avec le public… Je n’ai jamais été aussi heureux d’insister pour que notre metteur en scène nous accompagne, parce que sans elle, ç’aurait été affreux.
Les premiers préparatifs terminés, nous sommes donc aller manger un brin avant la première représentation « blanche» histoire de se caler complètement avec le son et le décor. Le premier public ayant l’air enthousiaste et la saynette se déroulant sans (trop d’) accrocs, l’humeur est revue à la hausse et je m’apprête à vivre l’après-midi un peu mieux que la matinée.
Pause d’une heure : quartier libre ! Je me dirige donc tout à fait par hasard (ou pas) sur un stand Guitar Hero qui se trouvais juste à côté du nôtre ! La vie est bien faite… Et en plus il y a un concours ? « Killing in the name» en mode moyen Oo ? Mais je n’hésite pas une seconde ! Une performance honorable de 224 000 points vient saluer ma prestation et me propulse en tête du classement de la journée. Mais il est temps de retourner jouer les Adam/Sida. Je délaisse donc la guitare : je serai recontacté si je suis qualifié.
Et la première journée se termine calmement, sur deux nouvelles représentations, le concert de « Debout sur le Zinc» , et quelques SAF en l’agréable compagnie de Leslie et Potemkin.
Je quitte donc le lieu du festival, privilégiant cette fois la navette qui m’emmène au métro 1, direction chez ma poule !
Arrivé à Nation à 20h25, je reçoit un SMS d’un numéro inconnu, qui me dit :
« Vous avez été sélectionné pour la finale Guitar Hero Xbox. Présentez-vous à une hotesse sur le stand pour 20h30″
ha…haha….HAHAHA !!….haha…
Fuck…
Tant pis pour moi.
Le lendemain matin, je suis rôdé. Mon sac est léger, mon parcours fixé. J’arrive en navette, marche 5 minutes jusqu’à l’entrée technique, grimpe dans un petit train qui me pose sur le stand de la région île-de-france comme une fleur. Que demande le peuple ? De la crême solaire !
La deuxième journée se passe à peu prêt normalement. Les représentations se déroule proprement, dont une devant Jean Paul-Huchon. L’ambiance est sereine au sein de la troupe. Je me réinscris au concours de GH (il y a quand même une Xbox 30 et un Bundle complet de GH en jeu…) et améliore mon score de 2000 points (un quasi sans-faute). Sauf que ce coup-ci, une autre personne m’a détroné de 3000 points… Fuck, tant pis pour moi…
Entre temps, la troupe a répondu à une interview pour les ApprentiScène 2009, et j’ai répondu à une interview pour le stand Guitar Hero… les dur aléas de la vie de star en fin de compte… (attention, ceci est de la vantardise gratuite, pure et simple)
La journée se termine une nouvelle fois (si si, faites bien attention, ça arrive tous les soirs). Potemkin et moi quittons le festival direction « La Bodega» histoire de boire un verre avec des amis. On enchaîne sur un Japonais (je parle évidemment d’un restaurant), puis sur une brève soirée musicale chez l’ami Potemkin (qui devait juste se doucher…). Finalement, on a fini ça chez Eric, devant SSBB jusqu’à 5h30 du matin.
Debout 9h30… dur. Et ce flemmard de Potemkin qui ronfle encore sur le clic-clac. Espèce de spectateur va…
Rangement des affaires et filage à toute allure pour tenter de profiter du saut à l’elastique avant que les autres festivaliers y aient accès. Arrivée sur le site, blahblahblah…
Alors le saut à l’elastique, je pense n’y être allé que pour une seule raison. Parceque Nanie avait encore plus peur que moi et qu’elle voulait être accompagnée pour pouvoir sauter en tandem. Bon, l’autre raison, c’est que je voulais essayer aussi, mais seul je n’aurais pas pu. C’est beau de faire le fier quand on est au sol. Mais debout dans une nacelle sans rambarde, les orteils dans le vide, suspendus à 200 mêtres de haut (ou peut-être juste 50 en vérité, je vous avouerai que j’ai du mal avec les estimations de hauteurs…^^’…), c’est autre chose.
C’est le moment où on se dit que finalement, c’est pas forcément le moment d’apprendre à voler. Ou alors vite, parceque sinon, la chute va être fichtrement douloureuse… Puis l’accompagnateur commence le décompte.
3,
2,
…
1,
Je crois que pour la première fois de ma vie « d’adulte» , j’ai réellement eu peur. En tout cas, la première fois de ma vie où je ressens une telle émotion que j’éprouve un besoin naturel de l’expulser par le moyen le plus primaire et le plus trivial qui me soit donné : le cri.
Je ne suis pas du genre à savoir exprimer mes émotions de façon physique. En fait, je semble souvent « inerte» , dans des situations qui demanderaient une réaction intense, tout simplement parceque je ne sais pas comment réagir. Et là, pour la première fois (si on oublie mes cauchemars de gamin), j’ai su tout de suite quelle conduite adopter. Je n’ai probablement jamais exprimé un sentiment avec autant de précision et de naturel. Et rien que pour ça, cette expérience a été unique et le restera probablement pendant très très longtemps.
Puis les représentations se sont de nouveau enchaînées sous un soleil assomant et dans une chaleur sèche crevante. Mais il s’agissait des deux meilleures
! Je n’ai jamais pris autant de plaisir à rassembler le public avec mes partenaires de jeu (de théatre, bande de cochons). C’est quand même éclatant d’aller se balader devant le stand en interpelant les gens ci et là avec un micro, en se passant « la balle» d’un acteur à l’autre ^^… Et puis finalement, un public de festivalier est tellement différent d’un public de théatreux (sans animosité aucune attention). Ca bouge, ça réagit, ça vit… C’est probablement comme ça que notre saynette était la plus à même d’être jouée en fin de compte.
Puis à 18h, je rejoins Potemkin avec qui nous allons assister à la final du « Slam Café» . Bon, moi je ne suis pas trop Slam… au départ, c’était surtout parceque Leslie y participait. Et puis finalement, j’ai pris mon pied… D’abord parce que (si si, il faut le dire) le slam de Leslie était franchement touchant, mais parceque les autres concurrents/intervenants étaient également énormes dans l’ensemble. Et puis Leslie a remporté la final quoi, merde ! C’est pas la classe ça ? J’en ai presque pleuré de joie pour elle, mais elle s’est suffisament bien débrouillé toute seule
…
Là-dessus, j’ai récupéré mon harnachement et mon costume, direction chez moi, où je vous résume brièvement ce week-end…
Bilan des courses : je suis épuisé, rincé, brûlé par le soleil, présent avec la troupe de « Mario Bosse» sur la fête de l’huma les 13 et 14 septembre 2009, agacé qu’on m’ai forcé la main mais serein tout de même, pas victorieux une seule fois sur 3 jours de concours Guitar Hero, heureux dans l’ensemble en fin de compte…
J’ai été pris de deux fortes envie d’écrire étant sur place, que je n’ai hélas pas pu coucher sur le papier ou sur un ordinateur. Toutefois, j’ai l’intention de me replonger dans mes souvenirs et de repondre pour bientôt un petit quelque chose. Tenez-vous au courant…
.