03
nov
2009
4

Journal de bord(el)

Lundi 2 novembre : 23h03

J’ai l’impression que cela fait des années que je suis à leur recherche dans cette jungle étouffante. L’atmosphère est oppressante. Je sais que si mes recherches n’ont pas abouties d’ici quatre jour, je vais passer un sale moment. Un très, très sale moment.
Mais bien malgré moi, le chemin que je pensais familier s’avère traître et retors. Je suis certain d’être déjà passé devant ces feuilles-ci… et ce fichu lutin qui me regarde d’un air narquois…

Vais-je vraiment réussir à retrouver mon diplôme du bac et mon attestation de participation à la JAPD avant vendredi dans ce bordel qu’est ma chambre ?

Vous le saurez… peut-être.

Je ne sais pas si ça peut-être affilié à une maladie quelconque, mais je suis de base quelqu’un de TRES bordélique. Bon, on l’a tous été plus ou moins étant petit j’imagine. Sauf que quand nous habitions à la Réunion, nous avions une bonne. Du coup, à l’âge auquel j’aurais du commencer à apprendre à m’organiser un minimum (entre 4 et 8 ans), chaque fois que je rentrais de l’école, ma chambre était rangée. Où est le défi ? Où se trouve l’apprentissage ?

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est à cause de ça que je suis bordélique. Mon frère en est la preuve vivante : il est organisé, lui. Je te hais.

D’où viens le problème alors ? En fait il y a plusieurs pistes, mais on va en aborder une en particulier (flemme, toussah…). Je me suis rendu compte que depuis mon passage à l’âge « adulte»  (si j’ose dire… en fait j’ose moyen), je ne suis pas aussi bordélique qu’il y parait.
En fait, le bordel ambiant de ma chambre est un peu comparable à un ordinateur. Autrement dit, je fonctionne dans ma chambre comme Windows sur un PC. Je pioche des trucs, que je range là où j’y aurais accès plus rapidement selon le degré d’importance que j’y attache sur l’instant. Comme j’ai une capacité de concentration à peu prêt aussi développée que celle de mon chien (c’est un Golden Retriever de 2 ans… je vous fais un dessin ?), j’ai tendance à TOUT trouver important sur l’instant. Donc TOUT doit être accessible rapidement.

Pour illustrer cette situation, je citerai Jamel Debouzze, qui disait dans son spectacle 100% Debouzze :

« Nan mais si ça t’nait qu’à moi, tout le monde y s’rait au premier rang. Mais faudrait faire des salles de deux kilomètres de long aussi…» 

Ma chambre, c’est le même principe. J’ai tout rangé au premier rang. Du coup, c’est le bordel !
Mais j’ai une mémoire photographique (plus ou moins efficace) qui me permet de savoir où se trouve mes affaires dans tout ce bordel. Ca impressionne souvent les membres de famille que je guide par téléphone interposé, pour retrouver tel ou tel DVD que j’aurai emprunté deux mois plus tôt en oubliant de le remettre à sa place.

Pour reprendre l’analogie à Windows, mon mode de fonctionnement a exactement le même défaut. Quand je veux utiliser des trucs dont je ne me suis pas servi depuis loooonnngtemps, il faut que je déblaye un chemin, puis un autre, puis un autre. Oui parce que j’ai une mémoire photographique, mais pas à rayons X. Donc les trucs enterrés depuis plus de 8-9 mois, j’ai rarement une idée précise de l’endroit où ils peuvent se trouver. Et ça prends du temps.

Donc de temps en temps, je défragmente je range ma chambre, pour optimiser les temps de recherche et donc d’utilisation. Pas compliqué. Si ?
Et je vous interdis de me prendre comme exemple pour expliquer la défragmentation à vos amis, sinon vous me devrez des royalties.

La cause majeure de cette mauvais expérience continue, c’est que je ne sais pas jeter. Vous voyez le truc de la coupelle dans l’entrée, évoqué par Gad Elmaleh (que de comiques célèbres ce soir mes p’tits amis !). Bien ma chambre, c’est juste une putain d’énorme « coupelle-dans-l’entrée» . Et quand on accumule autant d’objets dans une chambre de 8.5m² que dans un appartqement de 30m² occupé par un couple avec des triplés, c’est plus trop évident de tout ranger.

Mais alors dans un environnement « normal» , qu’est-ce que je vaux en terme de rangement ? Et bien j’ai eu l’occasion de vivre cette expérience durant deux bons mois. Et je range réguièrement. Je fais même le ménage. Sans être maniaque hein ! Juste… normal quoi.

Ma conclusion est la suivante : quand j’estime avoir la capacité de le faire et que je vois du bordel, je range. Mais inconsciemment (ou pas), je considère ma chambre comme un cas désespéré. Et le souci, c’est que je range tous mes papiers administratifs dans une boîte, dans ma chambre… y compris mon diplôme et mon attestationde présence à la JAPD…

CQFD.



« Quoi ? Ca fait 15 minutes que tu nous tiens la jambe juste pour nous dire ça ? Vas-y putain j’me casse…» 

27
oct
2009
1

Avant-goût

Je chie sur les gens qui ne sont pas capables de se servir d’un clavier téléphonique, plus particulièrement sur la conasse qui m’a appelé ce matin à 7h13 pour me raccrocher à la tronche alors que je venais de m’extraire in-extremis de mon lit en pensant à une urgence. J’emmerde cette personne, qui par la suite, a laissé sa fille d’aproximativement 4 ans répondre au téléphone à sa place quand j’ai rappelé et a attendu trois plombes que sa fille répète 15 fois « c’est qui ?»  avant de commencer à se dire qu’il y avait peut-être un problème et de prendre le combiné. Et par-dessus tout, je maudis le fait que tu ne parle pas français contrairement à ta fille, que tu n’ai pas compris un traitre mot de ce que j’ai tenté de te dire poliment et que j’ai été obligé de raccrocher en pretextant un faux numéro sans quoi on allait y passer la nuit.

Ah mais nan c’est pas possible … ON EST LE MATIN ET TU M’AS REVEILLE VINGT MINUTES AVANT L’HEURE CONNASSE ! Putain, les gens sont même pas foutus de s’excuser sur le répondeur quoi !

Putain, je sens que je vais être de bonne humeur moi aujourd’hui…

Je vous rappelle que dans deux semaines, on achève la chaîne avec la colère. Je pense que dans l’instant, j’ai une inspiration toute particulière…

Ecrit par Archonium dans : Ras-le-cul |
12
sept
2009
0

Rupture

Marre, crevé, même après 8h de sommeil… C’est déjà grave que j’en vienne à penser de pareil trucs. 8h de sommeil ? Putain, mais maintenant dans ma tête 8h c’est grass’mat :x … Pas pu me défouler, et pourtant je suis crevé. Je déprime, sans vraiment trop savoir pourquoi, ce qui veut dire que c’est dû à une putain d’accumulation de choses. Et le souci des accumulations de choses, c’est qu’on ne peut pas se contenter d’enlever la pièce du dessous pour faire tomber tout le reste. Fwaaaah…. trop simple. Moi quand j’accumule des trucs, je les fous bien tous à plat pour que ça forme une base solide et que je puisse en ajouter des couches encore plus importantes par dessus !

J’ai fait un rève dans lequel j’étais plus ou moins obligé de revivre les gros moments douloureux de ma vie, comme ça. Une ligne de métro, plusieurs arrêts. Et à chaque arrêt, une putain de déchirure. En 1re S, la conscience de perdre mon temps et d’échouer pour la première fois dans le domaine scolaire. Voire même d’échouer pour la première fois tout court. J’avais oublié à quel point ce moment m’avait marqué. Puis Tiphaine, venu m’accabler de tout les maux, et m’expliquant enfin pourquoi elle en avait été réduite à de telles extrémités. Je ne m’en souviens plus, mais le sentiment qui se trouve derrière est encore assez vivace. Puis un nouvel échec scolaire, mon premier BTS… perte de tout repères, incapacité de faire quoique ce soit de constructif pour s’en sortir. Manque de volonté aussi très probablement, ce que m’ont sans-cesse répété un peu tout le monde. La rupture avec Maud… délicieuse à souhaits alors que je n’étais déjà pas vraiment en état… Je savais à quoi m’attendre et j’avais décidé de l’assumer, mais il n’empêche que ça devient vite douloureux, et sur la durée. Ce n’est pas sa faute, ni vraiment la mienne, mais au final on y est passé tout les deux…

Puis la rupture définitive avec anaïs.

Imaginez 5 secondes qu’une personne avec qui vous avez rompu, que vous avez fait souffrir, arrive vers vous un matin, ayant tout oublié de cet instant. Imaginez que vous ayez à lui annoncer à nouveau. On appelle même plus ça retourner le couteau dans la plaie. Revivre des trucs pareils, ça ne devrait pas être permis.

Pas en une seule fois.

Pas en mille.

Fantôme de la culpabilité ou simple accès de masochisme. Il paraît que les rêves ont sans-cesse une signification, qu’il s’agisse d’un besoin de relacher la pression, ou bien d’un moyen qu’a notre cerveau droit de nous faire prendre conscience de quelque chose.

Je ne voit ni signification à ce foutu rêve, ni soupape quelconque qui aurait pu m’aider à aller mieux. Au contraire ?

Ou alors est-ce qu’il faut que je me laisse couler un moment, le temps d’atteindre le fond de la piscine, pour remonter à la surface plus rapidement en m’aidant de mes jambes, plutôt que d’essayer de surnager dans la vague d’angoisse qui me ronge doucement depuis quelques semaines ?

Pas la moindre idée. Mais il va falloir que je me bouge un peu le cul.

Ecrit par Archonium dans : Ras-le-cul, Sentiments |

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